Le concours Alkindi-suisse est une compétition de cryptographie ouverte aux classes de 10e et 11e secondaires. Il est organisé par les associations Animath, France-ioi et par l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). La participation est entièrement gratuite.

Objectifs

La sécurité des données numériques et de leur transmission est un des enjeux majeurs de notre société, que ce soit pour sécuriser les transactions bancaires ou garantir la protection de la vie privée. L’objectif du concours est de montrer aux élèves que les mathématiques et l’informatique permettent de comprendre les outils utilisés dans ce domaine.

Nous souhaitons faire découvrir aux élèves cette application très concrète des mathématiques, qui joue un rôle fondamental dans leur vie quotidienne. Nous voulons les faire réfléchir, de façon ludique, aux fondements mathématiques, informatiques et logiques de la cryptanalyse. Enfin, nous souhaitons les sensibiliser à la question importante de la sécurité de l’information.

Déroulement

  • Du 10 au 22 décembre : le premier tour est une épreuve de 45 minutes sur ordinateur, à laquelle on peut participer seul·e ou en binôme, sous la surveillance d’un·e enseignant·e. Il s’agit d’une série de problèmes interactifs pour découvrir divers aspects de la cryptanalyse. L’épreuve de l’année dernière peut être testée sur epreuve.concours-alkindi.epfl.ch.
  • Du 4 février au 16 mars : le deuxième tour est une épreuve en ligne ouverte pendant 6 semaines, à laquelle on participe par équipes de 1 à 4 personnes, en classe ou chez soi. Plusieurs défis sont proposés, qui consistent en des messages secrets à décrypter. Les instructions à suivre sont disponibles à cette page.
  • Du 21 mars au 6 avril : le troisième tour est une épreuve constituée des mêmes sujets que le 2e tour, mais à résoudre avec de nouvelles données et en une heure et demie, sous la surveillance d’un·e enseignant·e. Seule cette épreuve compte pour la sélection en finale.
  • 15 ou 22 mai (date à confirmer) : la finale se déroulera à l’EPFL, à Lausanne, et consistera en une épreuve de deux heures sur papier.

Vous êtes enseignant·e et souhaitez inscrire vos classes ?

Vous pouvez à tout moment devenir coordinateur/coordinatrice sur coordinateur.concours-alkindi.epfl.ch. Vous pouvez inscrire vos élèves jusqu’à la fin du premier tour.

Vous êtes élève de 10e ou 11e secondaire ?

L’inscription doit passer par un·e enseignant·e de votre établissement. Parlez du concours à vos enseignant·e·s et transmettez-leur l’adresse concours-alkindi.epfl.ch. Le concours est ouvert aux élèves de 10e et 11e secondaire. Les élèves d’autres classes peuvent faire les épreuves des deux premiers tours.

Je n’ai jamais fait de crypto. C’est grave ?

Pas du tout. Au contraire, c’est le principe ! Ce concours s’adresse à des personnes qui n’ont jamais fait de cryptanalyse. Lors des épreuves en temps limité, toutes les informations nécessaires seront contenues dans le sujet.

Qu’est ce qu’on gagne ?

À déterminer.

Est ce que c’est difficile ?

Le concours est accessible à tou·te·s les élèves de 10e ou 11e secondaire. Lors de la première épreuve, ouverte à toute·s, chaque question comporte trois versions de difficulté croissante. Ainsi, chaque participant·e peut s’amuser à résoudre des défis adaptés à son niveau et découvrir les principes de base de la cryptographie. Pour le deuxième tour, il s’agit aussi surtout de faire preuve de persévérance et de bien travailler en équipe.

Mais il faut quand même être bon en maths ?

Pas nécessairement, les mathématiques ne sont pas la principale difficulté.

Alors qu’est-ce qu’il faut savoir ?

Il n’y a pas de prérequis autres que le programme de collège. Venez avec l’esprit ouvert, faites preuve de logique et suivez les consignes. Et surtout amusez vous !

L’affiche

Pour faire connaître le concours dans votre établissement, n’hésitez pas à imprimer et diffuser notre affiche :

Versions en pdf à imprmer :

Format A4 couleur

Format A3 couleur

Vous pouvez également relire la bande dessinée associée au concours.

Qui était Al Kindi ?

Al Kindi est un savant arabe du IXe siècle qui s’est intéressé à de nombreuses sciences, allant de la géométrie à la médecine et à la chimie. Dans le « Manuscrit sur le chiffrement des messages cryptographiques », il explique comment casser les meilleurs codes connus à son époque, à l’aide de la technique de l’analyse de fréquence. C’est la première trace connue de cryptanalyse. Par conséquent, il est considéré comme l’un des fondateurs de la discipline.